Aux Vertus des Plantes
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Aliments naturels

Krill

Le krill est le nom générique (d’origine norvégienne) des petites crevettes des eaux froides.

Il représente un maillon important du réseau trophique des océans, dont dépendent calmars, mammifères marins, oiseaux, poissons et certains cétacés qui s’en nourrissent.

Le krill est le crustacé le plus abondant de la planète. Le krill et d’autres types de crevettes sont à l’origine de la coloration des flamands roses, et rose-orange de la chair du saumon sauvage.

Il renferme de :

  • l’astaxanthine, un caroténoïde rouge,
  • une vitamine A anti-oxydante
  • de l’oméga-3, de phospholipides et d’antioxydants puissants, qui agissent à deux niveaux, celui de l’inflammation et de la douleur et celui des symptômes émotionnels et psychologiques, en intervenant favorablement sur les neurotransmetteurs du cerveau
  • des acides gras EPA (à visée cardiovasculaires)
  • de la DHA (à visée neurologique) dont le taux y est exceptionnel – celui-ci constitue l’essentiel des membranes cellulaires.

Cuisson des alieme

La cuisson des aliments modifie la structure des protéines d’où une déstructuration, puis une désorganisation aboutissant à une agrégation protéique, ainsi qu’à des liaisons covalentes avec des lipides oxydés ou des produits dérivés des sucres.

Dès qu’il y a cuisson, on assiste à la formation de molécules de Maillard :

  • Ces dernières ne sont pas assimilables par l’organisme humain et donc pathogènes, puisque notre métabolisme ne les reconnaît pas.
  • L’association d’une molécule sucrée et d’une protéine déclenche la réaction de Maillard et d’acides aminés oxydés, dite de stress oxydant des protéines par les glucides, ou encore glycation.
  • Lors de la cuisson, les sucres se polymérisent, les huiles s’oxydent, se polymérisent et se cyclisent d’autant plus aisément qu’elles sont insaturées, c’est la raison pour laquelle il est préférable de ne pas chauffer les huiles de maïs, de tournesol ou de colza, riches en acides gras insaturés afin de prévenir la formation d’isomères.

Nos enzymes n’agissent effectivement que sur la substance originelle et naturelle, et non sur l’isomère, souvent non reconnu par l’organisme. L’allergénicité s’en trouve modifiée.

À noter que la carence en vitamine B6 favorise la glycation, notamment chez les diabétiques de type II.

Tous ces aliments cuits et à fortiori les médicaments chimiques et autres xénobiotiques sont confrontés à la barrière immunitaire intestinale où veillent les cellules présentatrices d’antigènes, véritables chiens de garde à l’affût de la moindre molécule étrangère.

Asperge

Famille des Liliaceae

Originairaire du Sud de l’Europe, l’asperge sauvage pousse spontanément dans diverses régions de France (Rhône, Sud de la loire par ex.). Variété cultivées : asperge d’Argenteuil, asperges vertes, blanche à pointe violette,…. Elle était déjà cultivée chez les Grecs et les Romains.

Indications
  • Asthénies physique et intellectuelle, convalescences
  • Anémie
  • Déminéralisation
  • Insuffisance hépatique et rénale
  • Lithiase urinaire
  • Arthritisme, goutte, rhumatismes
  • Bronchites chroniques
  • Dermatose (certains eczémas)
  • Viscosité sanguine
  • Palpitations
  • Diabète



Artichaut

Famille des Asteraceae

Originaire des Carthages et des régions méditerannéenes, fut développé par les horticulteurs de la jeune Renaissance italienne et introduit en France, par les guerres d’Italie.

Actuellement, ce légume croît dans presque toutes les contrées d’Europe. Les plus gros artichauts proviennent de Bretagne, cette région en produisant environ 90 000 tonnes par an; il existe également des variétés dites de Laon, de Niort, de Provence.

Indications
  • Asthénie, surmenage
  • Croissance
  • Congestion et insuffisance hépatiques, insuffisance rénale, oligurie,lithiase
  • Rhumatisme, goutte, arthritisme
  • Intoxications
  • Infections intestinales

Comme la plupart des légumes cultivés industriellement, les artichauts sont généralement aspergés de toxiques. Lorsqu’il pleut, ces poisons sont entraînés mais en période de sécheresse, on a pu signaler des malaises plus ou moins importants chez les consommateurs. Il sera donc toujours indiqué de laver les artichauts a grande eau avant de les faire cuire, ou de les choisir biologique.




La crise favorise l’émergence de réseaux alternatifs

Du producteur au consommateur

Nous allons vers le développement de commerces alternatifs et “de précision” spécialisés dans des niches (bio, terroir…).

Les produits régionaux vendus en circuit court tirent leur épingle du jeu. En adhérant à une association pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap), vous vous engagez auprès de producteurs à acheter leur production à un prix défini à l’avance (http://www.reseau-amap.org). Et vous recevez un panier hebdomadaire de produits souvent bio.

Autre exemple, celui du réseau “La Ruche” qui dit oui (http://www.laruchequiditoui.fr). Il s’agit d’une plateforme internet qui aide les particuliers à organiser des ventes directes de produits achetés aux producteurs locaux. “La Ruche est un système plus souple qu’une Amap car il n’y a pas d’abonnement. Il suffit de s’inscrire gratuitement pour recevoir les offres des fournisseurs et choisir ses produits.” Dans de nombreux ports, les pêcheurs vendent le produit de leur pêche “à la pierre du quai”, directement au retour de la pêche, sans passer par la criée. Une faveur accordée par Colbert en 1652. Et une façon d’acheter moins cher poissons et crustacés très frais.

Utiliser les réseaux solidaires

Pour manger des fruits et des légumes à moindre coût, on peut s’approvisionner auprès des jardins solidaires partagés : soit chez des particuliers qui ouvrent leurs jardins car ils ne peuvent pas les récolter eux-mêmes, soit en accédant aux vergers publics par le biais de l’association. Un verger dans ma ville : http://www.sqyentransition.wordpress.com.

D’autres ont inventé un système d’épicerie coopérative comme 3 ptits pois à Lyon (http://www.3ptitspois.fr). On se retrouve dans un “magasin” créé dans la cave de son voisin ou dans un local associatif pour acheter des produits locaux à prix abordables.

Enfin, les personnes disposant de très faibles ressources peuvent se rapprocher du réseau des épiceries solidaires (http://www.epiceries-solidaires.org). Ces structures proposent à des personnes en situation de précarité des produits de consommation courante à des prix compris entre 10 et 30 % de leur prix habituel.

Savoir choisir ses aliments

Notre alimentation doit être équilibrée, mais que recouvre ce terme ?

Privilégier les produits de saison

En choisissant des produits de saison, cultivés localement, on gagne sur tous les tableaux : de meilleurs prix et une qualité gustative supérieure.

  • En octobre :
    • Les fruits d’arrière-saison – figues, raisons, poire – offrent leurs vitamines, leurs fibres s’ils sont mangés crus, en particulier les pommes : “Elles obligent à bien mastiquer et sont un coupe-faim bourré de fibres. En préparant des compotes maison, on peut cuire les fruits entiers, peau et trognons compris, puis les passer afin de bénéficier de toutes leurs composantes nutritives.”
    • Les légumes : blettes, choux pommés ou frisés, de courges ou potimarrons, avec les traditionnels poireaux et carottes
La cueillette, un goût d’autrefois

La nature est un réservoir inépuisable de plantes comestibles souvent épargnées par la pollution.

Elles sont plus riches en fibres, en vitamine C et antioxydants que leurs homologues cultivés, atteste Linda Louis (fondatrice de www.cuisine-campagne.com et auteur de l’Appel gourmand de la forêt.
Leurs tanins possèdent des propriétés antiseptiques et astringentes. Les mûres, les myrtilles ou les baies de sureau noir sont un condensé de vitamine C et leurs pigments ont un fort pouvoir antioxydant.

Ce sont des aliments anti-vieillissement qui empêchent la prolifération des radicaux libres, mobilisés par le fonctionnement naturel de l’organisme, mais aussi le stress, la pollution, l’abus de tabac et l’alcool. Sans oublier les champignons, composés de 90 % d’eau appréciables pour leur apport en sels minéraux.

Réhabiliter légumineuses et féculents

Les haricots secs, pois cassés, lentilles sont tous des légumineuses riches en protéines et micronutriments qui entretiennent la masse musculaire, au même titre que la viande, mais sans les inconvénients, comme l’excès de graisses saturées. Associez-les en soupe avec d’autres légumes ou en plat complet avec du riz ou d’autres céréales : “un petit salé aux lentilles accompagné de légumes crus, comme un émincé de chou blanc au jus de citron et de légumes cuits à l’huile d’olive et cumin…”.

Les féculents sont pourtant recommandés à raison d’un par repas : pain, céréales, pâtes ou pommes de terre – Les pommes de terre ont l’avantage de contenir de la vitamine C et du magnésium, qui ont un effet rassasiant et antigrignotage.

Des produits d’épicerie, bien sélectionnés

Choisissez de préférence des produits non raffinés, donc moins dénaturés.

  • Optez pour les farines complètes ou semi-complètes bio qui contiennent davantage de fibres, de minéraux, de vitamines et de micronutriments.
  • Préférez le sel de mer, riche en oligo-éléments et en potassium, au sel raffiné qui ne contient pas que du sodium, des résidus chimiques et des anti-agglomérants.
  • Le sucre de canne blond ou roux est moins dénaturé que le sucre blanc.
  • Les huiles de colza non raffinées, riches en oméga 3 et les huiles d’olives “pression à froid” riches en oméga 9 sont bénéfiques pour le cerveau et les fonctions cardiovasculaires

Des plantes pour booster votre rentrée

Après des vacances bien méritées, vous vous sentez prêts à attaquer la rentrée en pleine forme. Pourtant, ce brusque changement de rythme s’accompagne parfois d’une baisse de tonus physique, mais aussi intellectuel. Les plantes peuvent alors vous être utiles pour faire face.

Réveil matinal, longues journées, stress de la reprise, autant de facteurs qui rendent parfois la rentrée difficile. Le résultat : un coup de fatigue physique et intellectuel. La phytothérapie peut alors vous permettre de vivre cette transition en douceur. Découvrez les plantes pour booster votre rentrée.

Tonifiez votre santé

Pour attaquer la rentrée en pleine forme et faire face à l’arrivée de l’hiver, les vitamines sont le meilleur allié de votre santé. En tête de liste : l’extrait de camu camu. Ce fruit est la source naturelle la plus riche en vitamine C, qui apporte énergie et vitalité. D’autres plantes sont également connues pour leurs effets stimulants. Ainsi, l’extrait de Ginseng a fait ses preuves contre les “coups de pompe”. L’extrait de noix de Kola est aussi indiqué pour son effet dynamisant. Enfin, la gelée royale est recommandée en cas de fatigue, notamment lors d’une convalescence.

Par ailleurs, le meilleur moyen de faire face aux attaques hivernales est de préparer son organisme. De nombreuses plantes peuvent alors renforcer l’immunité. Ainsi, une substance cireuse produite par les abeilles, la Propolis, consolide les défenses naturelles grâce à ses propriétés antibactériennes. Sa forte concentration en vitamines en fait également un excellent tonifiant.

Si le rhume ou la toux s’installent, les plantes peuvent également vous aider. L’extrait de Sureau est notamment indiqué en cas d’état grippal. Pour les voies respiratoires, l’extrait de Thym constitue une excellente arme contre les quintes de toux. L’extrait d’Eucalyptus permet quant à lui de dégager les bronches.

Dynamisez votre cerveau

Souvent évoquées pour leurs propriétés physiques, on oublie que les plantes sont aussi d’excellents partenaires de notre intellect. Alors qu’on a mis notre cerveau au repos pendant les vacances, la reprise s’accompagne parfois d’un stress et de difficultés à la concentration.

L’extrait de Rhodiola est un allié du tonus intellectuel. En effet, ses différents composés agissent sur l’ensemble des fonctions cognitives et renforcent ainsi la concentration et la mémoire. Il est également indiqué dans la lutte contre le stress. Les extraits de Ginseng, de Soja et de Ginkgo ont aussi des effets bénéfiques sur la mémorisation. Les extraits d’Aubépine et de Passiflore sont connus pour leurs vertus apaisantes, aidant ainsi à lutter contre le stress de la rentrée.

Utilisées depuis des millénaires, les plantes sont une source naturelle de bien-être pour le corps et l’esprit. Contenant de nombreuses substances actives, celles-ci doivent être prises avec précaution. Pour éviter les effets secondaires ou de possibles interactions médicamenteuses, il est recommandé de demander conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

Le miel à l’hôpital : un allié pour la cicatrisation

Un travail sur le pouvoir antibactérien et cicatrisant des miels mené au CHU de Limoges a montré comment les pansements et les soins au miel pouvaient réduire grandement le temps de cicatrisation, sans infection ni effets secondaire. Explications de Ghislaine Pautard, infirmière engagée auprès du Pr Descottes dans de domaine de recherche.

Aujourd’hui, un groupe de recherche1 cherche à comprendre pourquoi le miel aide à la cicatrisation des plaies.

Miel et cicatrisation : 27 ans de travaux au CHU de Limoges

“Nous avons commencé à utiliser le miel dans le service de chirurgie viscérale et transplantations en 1984, sous l’impulsion du Pr Bernard Descottes, chirurgien, chef de service”, raconte Ghislaine Pautard. Celui-ci avait lu des travaux réalisés à l’étranger sur les pouvoirs de cicatrisationdu miel. “À l’époque, nous avions peu de produits efficaces pour la cicatrisation”, précise l’infirmière. Le Pr Descottes propose à son équipe de faire des recherches bibliographiques sur le sujet et d’observer les effets des pansements au miel sur les patients. L’aventure commence !

“Nous avons d’abord utilisé du miel toutes fleurs, que l’on trouvait dans la région”, indique Ghislaine Pautard. “Puis, une thèse en pharmacie, réalisée à la faculté de Limoges, sur le pouvoir antibactérien des miels a montré que les nectars issus de plantes ayant des propriétés antibactériennes, telles la lavande et surtout le thym, avaient une activité antibactérienne encore plus forte”, ajoute-t-elle. Les bons résultats sont au rendez-vous ! “Nous avons vite vu que le miel avait un réel intérêt dans la cicatrisation”, souligne l’infirmière.

Une étude comparative en double aveugle2 réalisée en 1988 a montré que, sur trois types de plaies, la vitesse de cicatrisation était presque deux fois plus rapide avec le miel qu’avec deux autres dispositifs médicaux reconnus (Biogaze, Débrisan). “De 1984 à aujourd’hui, plus de 3 000 patients ont bénéficié de pansements au miel dans notre service”, indique Ghislaine Pautard.

Miel et cicatrisation : en pratique

“Le miel est utilisé dans le service de chirurgie digestive principalement pour la cicatrisation de deuxième intention : plaies non fermées par des points ou des agrafes”, précise Ghislaine Pautard. Les pansements sont réalisés avec du miel s’il y a des complications dans la cicatrisation ou si le chirurgien n’a pas souhaité refermer la plaie – c’est parfois le cas par exemple lors d’un rétablissement de continuité digestive.

La technique du pansement au miel est différente selon les divers stades de la cicatrisation. Celle-ci se déroule suivant trois phases : phase de détersion, phase de bourgeonnement et phase d’épithélialisation. “Nous avons observé que le miel accélérait surtout la cicatrisation au stade du bourgeonnement”, explique Ghislaine Pautard. Au début des études, le miel utilisé au CHU de Limoges était acheté directement auprès de producteurs sélectionnés et était analysé afin de voir s’il ne contenait pas de bactéries. “Aujourd’hui, il existe du miel en tube stérilisé par rayons Gamma et notre hôpital l’utilise aussi”, précise Ghislaine Pautard.

D’autres services utilisent-ils le miel aujourd’hui ? “Des médecins, des soignants nous contactent pour des renseignements ou pour récupérer notre protocole de soin”, informe-t-elle. Ces protocoles de soins au miel sont envoyés uniquement aux personnels médicaux.

Miel et cicatrisation : comprendre le pouvoir cicatrisant

Pourquoi le miel a-t-il ce pouvoir cicatrisant ? “On sait déjà que le miel possède des propriétés antibactériennes liées entre autres à son osmolarité et à la production d’eau oxygénée. La glucose-oxydase, enzyme sécrétée par les glandes hypopharyngiennes de l’abeille, transforme le glucose présent dans le nectar en acide gluconique, avec libération d’eau oxygénée”, explique Ghislaine Pautard. “Par contre, on ignore encore ce qui se passe au niveau des plaies”, poursuit-elle. Un groupe de recherche, composé de chercheurs de la faculté de pharmacie de Limoges, de l’IUT de Bourges et du CHU de Limoges, s’intéresse à la physiologie de la cicatrisation par le miel. Celui-ci n’a pas encore livré tous ses secrets !

Poireau

Le Poireau est connu depuis la haute antiquité. Il devait être particulièrement estimé des Egyptiens, puisque le Papyrus des métiers nous apprend que le roi Chéops, constructeur de la fameuse pyramide, récompensa par 100 bottes de Poireaux un médecin habille qui l’avait soulagé d’une affection urinaire. Les Hébreux l’estimaient pour ses propriétés rafraîchissantes et en font mention dans le livre des Nombres.
Booz le donnait comme fortifiant, confit au vinaigre, à ses moissonneurs, chez les Grecs et les Romains, le Poireau était à la fois un légume estimé et un véritable remède. Hippocrate eut le mérite d’établir le premier les nombreuses vertus du Poireau, « qui augmente la diurèse, augmente le lait des nourrices et guérit la phtisie ». Il le recommande aux dames, car son suc « ouvre les matrices fermées », et, « pris comme aliment, il augmente la fécondité des femmes ».
L’action béchique du Poireau était aussi très recherchée. L’empereur Néron en faisait une cure, à l’exclusion de toute autre nourriture, quelques jours par mois, afin d’avoir la plus belle voix lorsqu’il produisait ses roucoulades, à tel point qu’on le surnommait par dérision le « porrophage ». Au Moyen Age, c’est surtout pour cette qualité que le Poireau était prôné par les médecins, qui voyaient en lui le remède « qui modifie et nettoie la canne et le tuyau du poumon ».
De nos jours, le Poireau est un diurétique très populaire utilisé dans les rétentions d’urine, l’hydropisie, la gravelle et la pierre. On emploie le bouillon de Poireau ou la décoction de graines dans du vin blanc, aussi efficaces l’un que l’autre. Il a une salutaire action sur l’intestin, bien utile en cas de constipation. On le recommande de manière générale aux dyspeptiques, aux pléthoriques, aux goutteux, aux lithiasiques et aux constipés chroniques.
Comme au temps de Néron, il est toujours aussi efficace dans les inflammations aigües et chroniques des voies respiratoires, et son sirop fait merveille dans les extinctions de voix, l’enrouement, la toux, les pharyngites et les trachéites.
Pour l’usage externe, le cataplasme de Poireaux, calmant et maturatif, a été la panacée de nos grands-mères contre les furoncles, les doigts blancs, les ulcères suppurants, les gonflements goutteux et articulaires, les angines.
Appliqué chaud sur le bas-ventre, ce cataplasme est même renommé pour favoriser, l’émission d’urine.
Le suc en lotion embellit le visage, dont il supprime rougeurs et boutons. Il calme les douleurs des piqûres d’insectes.
Enfin le jus de Poireau a la réputation d’arrêter les saignements de nez.



Pomme de terre

Introduite en Angleterre en 1594 par le corsaire Francis Drake, la Pomme de terre fut longtemps considérée outre-Manche comme un élixir de longue vie, ainsi que nous l’apprend Bacon dans Death and life : « Un quart de ces racines farineuse, mélangé à trois quart de graines, rendra la bière plus propre à prolonger la vie ».
Après sa vulgarisation, les médecins surent bien vite mettre à profit les vertus calmantes des feuilles de Pomme de terre dans les névralgies et les rhumatismes, et les propriétés diurétiques des tubercules contre les lithiases rénales et vésicales. En effet, très riche en potassium, la Pomme de terre est fortement diurétique et peut-être prescrite dans le régime des cardiaques, des brightiques et des néphrétiques avec œdèmes Seiler, pendant la guerre de 1914-1918, en prescrivait 1 Kg par jour aux cardiaques quand il n’y avait plus de digitaline à Vienne. Très pauvre en chlorures, elle est recommandée dans les régimes déchlorurés.
Ses propriétés antiscorbutiques sont renommées depuis bien longtemps et in n’est pas étonnant de la trouver parmi les précieuses provisions de bouche des voyages au long cours. Les travaux modernes ont prouvé, depuis, sa singulière richesse en vitamine C qui fait de la populaire Pomme de terre la reine de nos légumes d’hiver.
En diététique moderne, on la recommande chez les arthritiques, mais aussi chez les obèses et les diabétiques, car, contrairement aux préventions, elle nourrit sans engraisser, à condition de la manger nature, sans les sauces et les fritures dont on a l’habitude de l’imbiber, et d’en prendre une portion normale, cela va de soi. Elle est aussi très utile aux dyspeptiques, dont elle soulage les douleurs gastriques. Point n’est besoin pour autant d’utiliser la recette astucieuse de Dr Gruby, médecin de la fin du siècle dernier doublé d’un humoriste, qui conseillait à ses malades dyspeptiques la simple purée de Pomme de terre, à laquelle il faisait ajouter une douzaine de petits cailloux, afin de les obliger à saliver et à manger lentement. C’est par ce procédé, dit-on, qu’il réussit à guérir Alexandre Dumas de sa dyspepsie chronique.
Quant à Cazin, le grand phytothérapeute calaisien du XIXème siècle, il préconisait contre les catarrhes pulmonaires et les toux sèches une infusion de feuilles de Pomme de terre, avec du Marrube blanc et des bourgeons de Pin.
Très utilisée à l’extérieur, par les médecins de campagne, au siècle dernier, contre les contusions, les eczémas, les brûlures, les panaris, elle continue encore à être employée pour ces usages en médecine familiale.


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