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Syndrome de Raynaud

Le syndrome de Raynaud est un trouble de la circulation sanguine se manifestant par un engourdissement ou des douleurs des extrémités (le plus souvent les mains). Ce syndrome peut être secondaire à la prise de certains médicaments ou à d’autres maladies, ce qui l’oppose à la maladie de Raynaud (appelé aussi « syndrome de Raynaud primitif » par opposition au « syndrome de Raynaud secondaire » ou syndrome de Raynaud), aux mêmes manifestations mais sans cause définie. Le « phénomène de Raynaud » est la simple manifestation au niveau des doigts, sans préjuger de sa cause.

Physiopathologie

Il est dû à une baisse de la pression de perfusion, augmentation de la viscosité sanguine, et diminution du calibre (spasme) de l’artère digitale sont les facteurs plus ou moins intriqués du phénomène.

Symptômes

Ils concernent les doigts et les orteils, mais aussi le nez et les oreilles.

Les symptômes surviennent par crises et comportent, le plus souvent après une exposition au froid, deux phases :

  • une première « phase blanche » comportant une décoloration brutale des doigts, avec un engourdissement, une perte de sensibilité,
  • suivie d’une « phase bleue » où le doigt devient cyanosé, douloureux. Il peut être unilatéral ou bilatéral, la première évoquant une cause artérielle locale.

Un phénomène proche est le « vasospasme du mamelon » survenant à la suite d’une tétée.
L’atteinte du pouce est évocateur d’une connectivite, de même que la sévérité des crises, pouvant aller jusqu’à la formation d’ulcères, ou leur caractère rapproché.

Diagnostic

Il est évident de manière clinique. Le problème est celui de la détermination de la cause : syndrome ou maladie de Raynaud.

Différents examens peuvent être faits pour rechercher une cause :

  • radiographies des mains et des poumons ;
  • recherche d’anticorps anti-nucléaires, orientant vers une connectivite ;
  • capillaroscopie permettant, dans des mains exercées, de distinguer un phénomène de Raynaud simple d’une maladie de Raynaud, voire d’une sclérodermie systémique, ce dernier montrant des signes spécifiques.

Causes

Sont souvent en cause : Les bêta bloquants, les dérivés de l’ergot de seigle, certaines drogues chimiothérapiques.

Il en est de même pour les syndromes d’origine professionnelle avec la maladie des engins vibrants, et l’intoxication par le chlorure de polyvinyle (décrouteurs d’autoclaves).

Des signes cliniques inhabituels orientent vers une cause :

  • nécroses cutanées, télangiectasies, calcifications sous cutanées, infiltration de la peau, orientent vers une sclérodermie systémique ou sa variante, syndrome de CREST ;
  • une sécheresse des muqueuses oriente vers un syndrome de Goujerot-Sjögren ;
  • une thrombose veineuse peut évoquer une artérite inflammatoire type maladie de Buerger, ou un lupus érythémateux disséminé.

D’autres connectivites peuvent s’accompagner d’un phénomène de Raynaud bilatéral : syndrome de Sharp, polymyosite, polyarthrite rhumatoïde, vascularites, notamment.

Certaines maladies hématologiques sont également responsable de ce syndrome : maladie de Vaquez, leucémies, certains troubles de la coagulation, cryoglobulinémies.

Enfin un phénomène de Raynaud bilatéral peut se voir dans l’athérome banal, surtout en cas de tabagisme.

Un syndrome de Raynaud unilatéral ou franchement asymétrique, dans la mesure où il ne se bilatéralise pas rapidement, doit évoquer une cause artérielle locale. L’echo-doppler et l’artériographie permettent de diagnostiquer un syndrome compressif (Défilé des scalènes), un anévrisme, une sténose artérielle athéromateuse ou inflammatoire, ou un phénomène embolique.

Traitement

Le traitement cible les symptômes mais aussi la maladie causale.

Les manœuvres pour réchauffer les doigts permettent de juguler plus rapidement les crises.

  • Les vasodilatateurs sont les médicaments les plus utilisés pour lutter contre la maladie de Raynaud. Ils vont permettre d’augmenter le flux sanguin vers les extrémités cyanosées.
  • Les inhibiteurs calciques, comme la nifédipine ou l’amlodipine, réduisent le nombre de crises et diminuent leur sévérité.
  • L’application de dérivés nitrés (vasodilatateurs) en pommade lors d’une crise permet également l’amélioration des symptômes.
  • Des extraits de ginkgo biloba (circulation veineuse) semblent avoir une certaine efficacité qui reste cependant moindre que celle de la nifédipine (antagoniste du calcium). Le losartan (inhibiteurs de l’endothéline) peut constituer une alternative.
  • L’Iloprost ou les inhibiteurs de l’endothéline (anti-vasoconstricteur  puissant) comme le Bosentan sont réservés aux formes sévères.
  • Les statines (hypolipémiant) pourraient également avoir une action favorable.
  • Un antiagrégant plaquettaire est souvent prescrit, sans, cependant, preuve d’efficacité.

Dans les cas rebelles, une intervention chirurgicale, de type sympathectomie au niveau des doigts, peut être proposée.

Reflux gastro-œsophagien du nourrisson

Qu’est-ce que le RGO du nourrisson et à quoi est-il dû ?
Le reflux gastro-œsophagien ou RGO, est la remontée du contenu de l’estomac dans l’œsophage. Courant chez les bébés, il provoque régurgitations et vomissements. Cette affection est due notamment à une immaturité du muscle qui ferme l’orifice entre l’œsophage et l’estomac. Sans gravité, elle peut toutefois se compliquer œsophagite.

Chez le nouveau-né ou le nourrisson de moins d’un an, le reflux gastro-œsophagien (RGO) est un phénomène fréquent et sans gravité. Il se manifeste plusieurs fois par jour par :

  • des régurgitations (reflux du contenu de l’estomac jusque dans le pharynx et la bouche, survenant sans effort) ;
    des vomissements, également sans effort.

Ces symptômes apparaissent souvent avant l’âge de 3 mois, chez le nourrisson qui n’a pas acquis la position assise. Ils surviennent généralement après les repas et sont favorisés par l’alimentation liquide et les changements de position.

Les différents types de reflux gastro-œsophagien (RGO)

On distingue 2 types de reflux gastro-œsophagien :

  • Le RGO simple est le cas le plus fréquemment rencontré : il est sans gravité. C’est une affection bénigne qui guérit spontanément avec l’acquisition de la position debout.
    Les rejets ne contiennent jamais de bile. Même si le bébé régurgite, son appétit est conservé. Il grandit bien et grossit régulièrement. Ce type de reflux ne requiert qu’une prise en charge hygiéno-diététique et disparaît généralement avec l’apprentissage de la marche.
  • Le RGO pathologique est un RGO compliqué d’œsophagite (inflammation de l’œsophage, due à l’acidité des régurgitations) : il est beaucoup plus rare.
    Il provoque alors des symptômes gênants : régurgitations avec traces de sang, pleurs, refus d’alimentation, perte de poids… Il nécessite des examens et un traitement médicamenteux.
    Si le RGO dure longtemps, l’œsophagite peut devenir chronique. Certains enfants sont plus exposés à ce risque :

    • ceux qui présentent des anomalies de l’œsophage (sténose opérée, hernie hiatale) ;
    • ceux qui souffrent de problèmes pulmonaires chroniques (par exemple : la mucoviscidose. Cette maladie fait l’objet d’un dépistage systématique à la naissance) ;
    • ceux qui ont des troubles du développement psychomoteur.
  • Chez ces enfants présentant une œsophagite chronique, on peut quelquefois observer une érosion des dents due à l’acidité du reflux voire un torticolis par contracture des muscles du cou.
Les causes du reflux gastro-œsophagien

Plusieurs facteurs expliquent la survenue d’un RGO chez le nourrisson :

  • Le muscle situé à la jonction de l’œsophage et de l’estomac, servant à fermer l’orifice appelé cardia, est immature. Il peut se relâcher de façon inappropriée et laisser remonter le liquide gastrique dans l’œsophage. Cette défaillance cesse progressivement lorsque l’enfant grandit.
  • Chez le nourrisson, l’estomac est de faible capacité. Or, il est distendu à chaque tétée par d’importants volumes de lait et de gaz (air dégluti en tétant). Cela peut provoquer un ; “trop-plein” gastrique qui tarde à être évacué de l’estomac vers le duodénum (première partie de l’intestin grêle), favorisant le reflux.
Le rôle du RGO dans l’aggravation d’autres maladies

Le reflux gastro-œsophagien peut être un facteur qui aggrave ou favorise certaines affections :

  • Le reflux acide peut accentuer certaines manifestations pulmonaires et ORL (toux et laryngites chroniques, voix enrouée, asthme). Le lien entre le RGO et la survenue de sinusites, otites, rhinopharyngites et pneumopathies à répétition, est par ailleurs évoqué par les médecins.
  • Le RGO crée des apnées physiologiques (pauses respiratoires très courtes sans conséquence). De ce fait, son rôle dans les apnées pathologiques (car longues) et dans les malaises avec perte de connaissance, est discuté par les médecins. Les malaises du nourrisson ont en effet de multiples causes combinées, et le RGO peut être l’une d’elles. Si une relation entre reflux et malaises est suspectée chez un enfant, on réalise un bilan pour vérifier cette hypothèse.

Rhumatismes

Les maladies rhumatismales recouvrent un large groupe de maladies.

Cela inclut :

  • Les troubles inflammatoires des muscles,
  • La rigidité des articulations
  • Les formes variées d’arthrite

Le traitement diffère en fonction du type : Spondylarthrite ankylosante, Arthrite, Arthrite juvénile, Arthrite associée aux intestins, Arthrite gonococcique, Arthrite infectieuse, Arthrite due à la lèpre, Arthrite due à une hépatite infectieuse, Lupus érythémateux disséminé (LED), Arthrite ménopausal, Arthrite à cause d’une attaque d’oreillons, Arthrite ostéopathique, Arthrite psoriasique, Arthrite rhumatoïde, Arthrite tuberculeuse, Maladie de Charcot, Maladies du collagène, Aponévrite, Goutte, Lumbago, Syndrome de Marfan, Maladie osseuse de Paget, Polymyalgie rhumatismale, Fièvre rhumatismale, Syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter, Sclérodermie, Syndrome de Gougerot-Sjögren.

Il y a un opinion consensuelle de l’ensemble des praticiens qu’un régime alimentaire à base de poissons est de grande valeur pour la plupart de ces maladies rhumatismales (cf Huiles de poissons).

Pour la douleur :

  • Un substitut de l’aspirine sera trouvé dans l’écorce de saule blanc, qui est plus acceptable pour l’estomac,
  • Maintenir un niveau faible en zinc.

Un étude norvégienne a montré qu’un changement vers une alimentation végétarienne stabilise les acides gras et réduit l’inflammation des maladies rhumatismales :

  • Pendant les premiers 7 à 10 jours, les patients n’étaient autorisés à uniquement manger de l’ail, des tisanes, des soupes et jus de légumes.
  • Chaque second jour étaient mangés des aliments, ne contenant ni viande, ni gluten.
  • Pendant les 3 premiers mois, citron, sel, sucre rafiné, thé, café, épices fortes, alcool, produits laitiers (y compris le lait) étaient évités.
  • Après cette période, les produits laitiers et l’alimentation contenant du gluten ont été progressivement réintroduit dans le régime quotidien.

Des améliorations notoires ont été observées dans la douleur et le gonflement des articulations.

Eviter les citrons et jus de citrons.
En effet, en premier, le jus peut dissoudre quelques calculs du corps, mais après avoir nettoyé le sang, il commence par nettoyer le calcium des muscles puis celui des os, qui est lié à la dégénération.


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