Aux Vertus des Plantes
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Système glandulaire

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Asperge

Famille des Liliaceae

Originairaire du Sud de l’Europe, l’asperge sauvage pousse spontanément dans diverses régions de France (Rhône, Sud de la loire par ex.). Variété cultivées : asperge d’Argenteuil, asperges vertes, blanche à pointe violette,…. Elle était déjà cultivée chez les Grecs et les Romains.

Indications
  • Asthénies physique et intellectuelle, convalescences
  • Anémie
  • Déminéralisation
  • Insuffisance hépatique et rénale
  • Lithiase urinaire
  • Arthritisme, goutte, rhumatismes
  • Bronchites chroniques
  • Dermatose (certains eczémas)
  • Viscosité sanguine
  • Palpitations
  • Diabète



HE Elémi

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Indications (VT +) :

  • Dyspepsies, entérocolite spasmodique, diarrhées, amibiase +
  • Bronchite +
  • Ulcère, ulcère variqueux, plaies atones +++, abcès +

Contre-indications : Aucune aux doses thérapeutiques

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Quinquina

Les indiens connaissaient, en fait, depuis belle lurette les propriétés fébrifuges du Quinquina, qu’ils appelaient Kina-kina, c’est-à-dire « l’écorce des écorces ».
En 1738, l’Académie des sciences envoya au Pérou une mission scientifique, dirigée par la Condamine et Jussieu, pour étudier « l’arbre à fièvre », auquel Linné donne, par reconnaissance justifiée envers la Comtesse, le nom de Cinchona. Ils établirent une sélection parmi les nombreuses variétés de l’espèce Cinchona et classèrent les quatre principales sortes officinales d’écorces, qui sont les Quinquinas gris de Loxa et Huanuco, les Quinquinas jaunes Calisaya, les Qinquinas rouges. Plus tard, des plantations furent entreprises aux Inde, à Ceylan et à Java, car les forêts des Andes avaient été si mal exploitées qu’on pouvait craindre la disparition du précieux Quinquina. La découverte, en 1820, de la Quinine, principal actif du Quinquina, par les Français Pelletier et Caventou donna une auréole de plus au Quinquina, surtout après que le médecin militaire Maillot eut institué son emploi dans le service qu’il dirigeait à Bône, où le paludisme décimait nos troupes : grâce à la quinine, le service de Maillot devint « le service où l’on ne meurt pas ».
Enfin, le Quinquina est à l’origine de l’homéopathie, puisque c’est grâce à lui que Hahnemann constata sur lui-même que, pris à petites doses, il provoquait les symptômes des maladies qu’il guérissait à dose habituelle. C’est ainsi que fut découvert le principe similia similibus de l’homéopathie. De nos jours, bien que le paludisme ne sévisse plus, le Quinquina reste un précieux remède. C’est un des meilleurs antigrippes connus, qui lutte à la fois contre la fièvre et contre l’asthénie grippale ou post-grippale.
Par son action tonique et cordiale, il est indiqué dans toutes les débilités générales et est recommandé aux convalescents et aux asthéniques. Il entre à ce titre dans des apéritifs divers, agréables au goût très appréciés. Depuis Brillat-Savarin, qui le signale dans sa Physiologie du goût, on sait aussi que le Quinquina est un bon réducteur des graisses de l’organisme et que son usage empêcherait l’obésité de s’installer.
On lui reconnaît, d’autre part, un effet analgésique dans le domaine des crampes musculaires et des courbatures fébriles, et un rôle modérateur dans l’excitabilité cardiaque.




Navette et Colza

Très longtemps, la faculté condamna ces huiles et il fallut attendre, pour qu’elles soient admises sans crainte dans l’alimentation, la publication, en 1774, du livre de l’abbé Rozier : Traité de la manière de cultiver la Navette et le Colza et d’en extraire une huile dépouillée de son mauvais goût et de son odeur désagréable.

Colza et Navette furent très cultivés par la suite, surtout dans les pays de l’Est de l’Europe, non seulement à cause de leur pauvreté, mais en partie pour des raisons d’ordre religieux (l’église orthodoxe défend les aliments à base de lait et de beurre en temps de carême). En France, après avoir occupé d’importants espaces, leur culture est en baisse progressive depuis le XIXème siècle.

Au point de vue médicinal, les huiles de Colza et de Navette sont employées depuis longtemps. Lémery au XVIIIème siècle, dans sa Pharmacopée universelle, les considérait comme adoucissantes et résolutives pour l’usage externe. Roques et Cazin, au siècle suivant, rappellent leurs propriétés dans leurs traités, surtout Cazin, médecin du Calaisis. Cazin employait les huiles en lavements contre les vers ou la constipation opiniâtre.

De nos jours, à côté de leurs propriétés laxatives signalées par P. Fournier, ces huiles sont réputées pour prévenir les coliques hépatiques et néphrétiques. Contre la morsure des vipères, l’absorption d’un verre de ces huiles est un vieux remède très populaire encore en usage.

Les graines pulvérisées ont la réputation d’être diurétiques et sudorifiques. Mélangées à du miel, elles sont émollientes et adoucissantes dans les toux et les bronchites.

Pour l’usage externe, les huiles servent encore à guérir les plaies. Après macération de plantes aromatiques diverses, elles sont utilisées en frictions et en massages contre les douleurs.


Arnica

Il semble que ce soit Sainte Hildegarde, abbesse de Rupertsberg, près de Bingen, qui, au Moyen-Age, décrivit la première les propriétés de l’Arnica contre les contusions et les ecchymoses. L’Italien Mathiolle, à la Renaissance, contribua pour sa part à populariser ce remède dans le traitement des chutes. La marquise de Sévigné, qui se piquait de médecine, ne manquait pas de le recommander pour le même usage l’Eau d’Arquebusade, simple macération d’Arnica, de Bétoine et d’Euphorbe. Mais il fallut attendre le XVIIIème siècle pour que soit trouvée la préparation de la teinture d’Arnica, telle qu’elle est encore utilisée aujourd’hui.

Bien que l’Arnica ait un effet tonique et excitant à petites doses, qu’elle soit fébrifuge d’après Stoll, elle est bien trop dangereuse à employer pour qu’on puisse la recommander en interne. Elle peut provoquer, au-delà de 4 à 8 g par litre (dose conseillée par Héraud), une altération profonde du système nerveux, avec sueurs froides et hémorragies.





Poivre

Nous utilisons le fruit de cette liane grimpante de l’Inde et de la Malaisie, sous le nom de Poivre noir ou de Poivre blanc ; le poivre noir, cueilli un peu avant maturité complète, conserve son péricarpe, et le Poivre blanc est le même fruit, cueilli à maturité totale et débarrassé de son enveloppe. Nous connaissons aussi, depuis peu, le Poivre vert en conserve ou surgelé, que vendent certains magasins de luxe. Le Poivre fut toujours une épice spécialement appréciée et, jadis, très précieuse et très coûteuse.

Connu de Théophraste e d’Hippocrate, le Poivre était utilisé par les Romains comme condiment et comme drogue médicale. Dioscoride l’employait contre les maladies nerveuses et, particulièrement, l’épilepsie. Les Arabes s’en servaient contre les calculs de la vessie et des reins et contre les rhumatismes. L’école de Salerne le tenait en grande estime et le trouvait bon pour adoucir la toux, pour chasser la fièvre et, surtout, pour stimuler l’appétit et la digestion : elle recommandait à cet effet une sauce faite de Poivre, avec de la Menthe et de Cannelle. A la Renaissance, le Poivre était prôné contre les fièvres et, en général, contre toutes les faiblesses.
On ne manquait pas de faire entrer le Poivre dans les préparations en honneur à cette époque : l’indispensable thériaque et le diascordium de Fracastor.
De nos jours, le Poivre n’est plus guère qu’un condiment apprécié et la thérapeutique l’a pratiquement abandonné.
Pourtant, les travaux de Cadéac et Meunier ont montré qu’il augmentait la sécrétion du suc pancréatique, ce qui lui donne une action digestive certaine sur les hydrates de carbone et les graisses. Le Pr Bouchardat, au siècle dernier, en faisait un apéritif qu’il recommandait aux anorexiques et aux anémiques, et le Poivre possède toujours ses propriétés fébrifuges, toniques et tonifiantes. Il n’y a pas si longtemps, une dose de 5 cg à 2 g par jour était considérée comme un aphrodisiaque sur lequel on pouvait compter. Il était aussi la base, avec un peu d’acide arsénieux, des « pilules asiatiques », utilisées contre la lèpre tuberculeuse.
Quoi qu’il en soit, le Poivre n’a plus sa place dans le Codex actuel.

Le Poivre long (Piper longum) dont la saveur est âcre et brûlante, possède les mêmes propriétés que celles du Poivre commun.
Son action stimulante, sur les sécrétions bronchiques a été reconnue par le Dr Leclerc, qui conseillait une préparation faite avec 3 g de Poivre long concassé, infusé dans 150 g d’eau bouillante, et parfumée avec 50 g de sirop de Menthe.
Les apothicaires arabes le mêlaient à de l’Oignon écrasé et à du sel pour en faire un emplâtre excitant du cuir chevelu, employé avec succès, paraît-il, contre la calvitie.
Les feuilles de Bétel-Piper sont chiquées dans toute l’Asie et donnent aux dents une couleur rose caractéristique. Elles embaument l’haleine, à défaut, d’embellir le sourire, et sont réputées pour exciter l’appétit et guérir la diarrhée.
Piper methysticum ou Poivre enivrant est le Kawa-kawa des îles des mers du Sud, qui fournissait la boisson enivrante favorite des indigènes avant l’arrivée des Européens. Ce Poivre est doué de précieuses propriétés médicinales.
La Cubèbe (Piper cubeba) est encore appelée Poivre à queue. C’est un arbuste sarmenteux qui croît surtout à Sumatra et a été introduit à Ceylan sur la côte de Malabar. Le fruit, qui a une odeur aromatique particulière, a la grosseur du Poivre ordinaire, mais porte un pédoncule aussi long que le diamètre du fruit. Ce fruit, qui est, par ailleurs, un stimulant et un stomachique comme tous les Poivres, a été très employé contre la blennorragie et les leucorrhées. On l’utilisait aussi dans les bronchites chroniques. On l’employait généralement en poudre (1 à 15 g par jour) ou sous forme de pilules, capsules, dragées, etc.


Lichen d’Islande

Agissant sur la contractilité musculaire et excitant les nerfs pneumogastriques, le Lichen accélère et régularise le péristaltisme gastro-intestinal. Ces propriétés expliquent son action contre les vomissements (qu’ils soient dus à la migraine, à la grossesse, ou aux suites d’une anesthésie par le chloroforme), contre certaines gastralgies imputables au manque de tonus des organes digestifs, contre le mal de mer. Mais sa propriété antiémétique n’existe que si le Lichen n’est pas privé de son principe amer. Il ne faut donc surtout pas le faire macérer à l’eau froide avant l’emploi, ni changer l’eau froide avant l’emploi, ni changer l’eau de la décoction. Il jouit aussi, alors, de toutes les propriétés des substances amères, c’est-à-dire qu’il est tonique, apéritif, stomachique et fébrifuge. Il ne faut toutefois pas prolonger son action, car il est purgatif pour certains sujets. Si on le fait bouillir dans l’eau, afin de le débarrasser du cétrarin, il perd alors ses propriétés vomitives et devient un remède des maladies des bronches. C’est un calmant de la toux et de l’irritation du larynx. Bouilli assez longtemps dans du lait ou de l’eau afin d’obtenir une gelée assez consistante, c’est un excellent médicament pour les enfants épuisés par la coqueluche ou la bronchite et contre les diarrhées chroniques et les diarrhées des tuberculeux (on peut incorporer la gelée dans du chocolat). Cette même gelée, incorporée à du miel et à de la gomme arabique, constitue une excellente pâte pectorale.




Sauge officinale

Toujours utilisée sans désaffection depuis ces temps lointain, la Sauge est un excellent tonique, à la fois des voies digestives et du système nerveux. Elle stimule les fonctions de l’estomac et du foie, came les douleurs et les nausées. Elle est très recommandée contre l’asthénie nerveuse, surtout lorsqu’elle succède à une longue maladie épuisante.
C’est aussi le meilleur anti-sueur connu, qui agit puissamment contre les sueurs des tuberculeux, des rhumatisants, des cachectiques.
C’est donc la plante des convalescents, puisqu’elle combat les sueurs, la faiblesse, le manque d’appétit, les digestions pénibles, la dépression physique et morale.
Son action tonique sur l’utérus la fait utiliser après un accouchement, car elle régularise et fait réapparaître les règles. Elle calme aussi les douleurs qui accompagnent parfois les règles et, par son action régulatrice sur le cycle mensuel, facilite la conception.
On lui reconnaît depuis 1938 une action hypoglycémiante, et le vin de Sauge est très recommandé aux diabétiques.
Excellent cicatrisant, elle est employée avec succès contre les aphtes et les ulcérations de la bouche et des gencives. Le Dr Trousseau a même obtenu de beaux résultats avec le vin de Sauge, additionné de 300 g de miel par litre, pour réduire et fermer les ulcères de jambe.

La Sauge sclarée (Salvia sclarea) a des feuilles très grandes et ridées, des fleurs rosées et répand une odeur forte. On l’appelle encore Orvale, Grande Sauge, Toute-Bonne ou Herbe aux plaies.
Peu utilisée de nos jours, elle était considérée comme stimulante et antispasmodique, et on lui accordait, et on lui accordait à peu près les mêmes vertus qu’à la Sauge officinale. Conseillée aux femmes stériles par Tragus, elle était aussi recommandée dans les affections hystériques. On lui trouvait une activité plus grande que la Sauge officinale sur les ulcères de mauvaise nature, et Cazin la prônait contre le relâchement des tissus et l’engorgement œdémateux des jambes. On l’utilise aux mêmes doses que la Sauge officinale.
On emploie en parfumerie l’essence de Sauge sclarée comme fixateur des parfums.




HE Sauge officinale

Indications (VT +) :

  • Grippe, bronchite, sinusite
  • Aphtose, entérite virale, insuffisance biliaire +++
  • Méningite virale, névrite virale ++
  • Polyarthrite rhumatoïde +
  • Aménorrhée, oligoménorrhée, préménopause +++, herpès génital, condylome, lésions planes, leucorrhées
  • Herpès labial ; cellulite ; plaies
  • « Mauvaise circulation »

Contre-indications : Grossesse, jeune enfant (neurotoxique, abortive)

Pathogénésie : malformations cardiaques quelquefois rencontrées chez les bébés dont la mère à usé de cette plante durant toute la grossesse ; crise cardiaque chez les sujets ayant utilisé cette plante durant des années.





HE Hysope officinale ssp officinale

Indications (VT +) :

  • Rhinopharyngite, sinusite, bronchite, emphysème, asthme, toux, pneumonie +++
  • Cystite post-infectieuse
  • Plaies, ecchymose, cicatrice, lèpre
  • Sclérose en plaques (action indirecte)
  • Troubles ovariens (à la puberté)
  • Asthénie

Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse, vieillards (neurotoxique, abortive)





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