Phyto-Aromes
Lycopode en massue
On utilise les microspores de la plante, qui forment une poudre jaune et onctueuse. Cette poudre sert, en pharmacie, à enrober les pilules. Bien qu’on l’ait employée en décoction à l’intérieur contre les rhumatismes, l’épilepsie, les diarrhées, c’est surtout pour l’usage externe qu’on utilisait la poudre de Lycopode. Très bon absorbant, elle servait à saupoudrer la peau des bébés, celle des personnes obèses souffrant d’irritation, et pour sécher les coupures. Elle est maintenant remplacée par le talc. Inflammable, cette poudre est employée par les artificiers, d’où le nom de Soufre végétal qu’on lui donne parfois.
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Alleluia
Famille des Oxalidacées. Appelé souvent Surelle, Oseille du bûcheron, Oseille à trois feuilles, Petite Oseille.
Peu difficile sur la nature des sols, on la rencontre dans les hautes forêts, mais aussi dans les terrains sablonneux, humides et ombragés.
Agréablement acidulées – c’est de l’Alléluia qu’on extrait le sel d’Oseille -, les feuilles sont très rafraîchissantes et permettent de confectionner des tisanes désaltérantes par les grandes chaleurs. Elles sont aussi antiscorbutiques et ont une valeur diurétique connue depuis longtemps.
HE Armoise arborescente
HE Benjoin de Sumatra
Fraxinelle
Millefeuille
Bien que la première description de la plante ait été faite en 1554 par le botaniste flamand Clusius, Dioscoride l’avait déjà signalée comme étant « d’une efficacité comparable contre les plaies saignantes, les ulcères anciens ou récents ».
De son côté, Hippocrate la recommandait en bains contre les hémorroïdes saignantes. Guérir les maux saignants, internes et externes, demeure encore la principale indication de l’Achillée. Son astringence la fait recommander comme cicatrisant des plaies de toute nature, mais aussi pour calmer et réduire les menstruations trop abondantes, les hémorroïdes, les crachements de sang. Cazin et Teissier la préconisent aussi dans les maladies du système veineux (varices) et dans les spasmes utérins.
HE Origan à inflorescences compactes
- Rhino-broncho-pneumopathie infectieuse +++
- Oropharyngite, entérocolite, dysenteries, amibiase +++
- Néphrites, cystites +++
- Névrites +
- Bactériémie, virémie, paludisme +++
- Adénites ++
- Hypotension +
- Asthénie, fatigue nerveuse ++
Contre-indications : Usage cutané, sauf très localisé (dermocaustique)
HE Solidage pubérulent
HE Thuya occidental
- Plaies +, cicatrice +++, verrues planes +++, verrues bourgeonnantes +, herpès labial
- Bronchite catarrhale, bronchite virale
- Tumeurs végétante et évolutive ( ?)
Contre-indications : Bébé, jeune enfant, grossesse (redoutablement neurotoxique, abortive). A utiliser dans tous les cas avec la plus extrême prudence par voie interne
Bouillon blanc
Le Bouillon blanc, un des béchiques les plus anciennement connus, est avant tout émollient, adoucissant et pectoral. Il fait merveille dans toutes les inflammations de poitrine, les catarrhes des bronches aigus ou chroniques, les enrouements, les trachéites.
Dioscoride le recommandait déjà contre toutes les affections pulmonaires, ainsi que Pline l’Ancien. Au Moyen Age, Sainte Hildegarde, la bonne abbesse, considérait ses fleurs comme un remède infaillible de l’enrouement.
Le Bouillon blanc, qui fait d’ailleurs partie de la tisane dite des “quatre fleurs pectorales”, facilite l’expectoration, apaise la toux et est un bon calmant pour les asthmatiques.
Ses vertus adoucissantes, dues au mucilage qu’il contient, le font aussi employer contre toutes les inflammations internes : douleurs intestinales, hémorroïdes, furoncles, brûlures.




